Deep learning : vision en trois étages
Trier, réparer, décrire : trois modèles en cascade, entraînés de bout en bout, dont la chaîne complète tourne dans une démo interactive.
- Python 3.10
- TensorFlow / Keras
- InceptionV3
- LSTM
- Bahdanau attention
- Docker
- Ce que c’est
Une chaîne, pas un modèle : trier ce qui est descriptible, réparer ce qui peut l’être, puis décrire.
- Ce qui était dur
Trois modèles à entraîner, et une contrainte qui les relie : débruiter une image propre l’abîme, il faut donc savoir avant d’agir.
- Ce que ça prouve
Le légendage atteint le plafond pratique de sa famille d’architecture, et la chaîne entière se regarde tourner.
Projet mené à cinq, dans le cadre du bloc apprentissage profond du cycle ingénieur. Le commanditaire est fictif : un fonds d’archives à décrire automatiquement.
Décrire un fonds d’images abîmées
Un fonds d’images hétérogène à décrire automatiquement. Photographies, mais aussi schémas, textes scannés, dessins, dans un état de conservation inégal. Décrire une image abîmée donne une description abîmée ; décrire un schéma comme s’il s’agissait d’une photographie donne une description absurde.
Ne réparer que ce qui doit l’être
Le débruitage ne devait s’appliquer qu’aux images qui en avaient besoin : débruiter une image propre la dégrade. Il fallait donc un détecteur de bruit en amont, et non un traitement systématique.
Trois objectifs chiffrés étaient posés d’avance, avant toute expérimentation. Deux n’ont pas été atteints, et la section Limites le dit plutôt que de le mettre en note.
Trois modèles en cascade
Chaîne de vision en trois étages
Un portail, puis deux traitements
- Image
- de nature quelconque
- Étage 1, trier
- photographie, ou non ?
- Rejetée : ne descend jamais
- d’où le rappel avant la précision
- Étage 2, débruiter
- et seulement si nécessaire
- Étage 3, décrire
- légende, mot après mot
Trois étages en cascade, la sortie de l’un conditionnant l’entrée du suivant.
Étage 1 : trier. Un réseau convolutif entraîné de zéro sépare photographies et non-photographies. Ce qui n’est pas une photographie est écarté avec sa probabilité, et ne descend pas dans la chaîne.
Étage 2 : débruiter, mais seulement si nécessaire. Un détecteur mesure l’agitation des pixels voisins, ce que le bruit fait grimper, avec un seuil calibré au démarrage. Au-dessus du seuil, l’image est jugée bruitée et passe dans un auto-encodeur convolutif ; en dessous, elle continue telle quelle.
Étage 3 : décrire. Un encodeur InceptionV3 gelé produit une grille de caractéristiques, projetée puis lue par un décodeur récurrent muni d’une attention de Bahdanau. La génération se fait par recherche en faisceau avec pénalité de longueur.
contrainte tenueLe détecteur de bruit repère toutes les images bruitées du jeu de test. Le prix est assumé et mesuré : une image propre sur vingt part au débruitage à tort.
Le meilleur modèle n’est pas celui que j’ai gardé
Mesurer le bruit de mesure avant de comparer. Avant de départager cinq architectures, le même modèle a été réentraîné avec trois graines différentes pour établir à partir de quel écart deux résultats se distinguent réellement : 0,04dBjeu de validationBruit de mesure entre graines : 0,04 dB (jeu de validation, n = 3).. Sans ce seuil, tout classement de modèles proches relève de l’interprétation de bruit.
Le meilleur modèle n’a pas été retenu. Cinq architectures ont été comparées à protocole égal : même jeu, même bruit, même budget. Le U-Net gagne. L’auto-encodeur convolutif, retenu, est 1,39dBjeu de testÉcart de PSNR entre le modèle retenu et le meilleur : 1,39 dB (jeu de test, n = 148). en dessous, avec 112 579paramètresproductionTaille du modèle de débruitage retenu : 112 579 paramètres (production). et un coût d’inférence nettement moindre. L’écart est bien au-dessus du bruit de mesure. Il est réel, et délibérément accepté.
Ce n’est pas un renoncement : sur une chaîne à trois étages où le débruitage n’est qu’un intermédiaire, un gain de qualité intermédiaire qui n’améliore pas la description finale ne justifie pas le coût. Le seul critère qui compte est ce qui arrive à l’étage 3.
Une idée testée puis abandonnée. Un post-traitement de netteté, appliqué après le débruitage, semblait devoir améliorer le rendu. Mesuré, il dégrade le PSNR. Il a été retiré. C’est la seule chose à faire d’une hypothèse qui ne passe pas la mesure, mais elle n’est utile que si l’on a pris la peine de mesurer avant de décider.
arbitrage documentéCinq architectures comparées à protocole égal ; le modèle retenu est volontairement moins performant que le meilleur, pour un coût nettement moindre.
arbitrage documentéPost-traitement de netteté testé après débruitage, puis abandonné parce qu’il dégrade la mesure au lieu de l’améliorer.
Ce que la chaîne produit
Toutes les valeurs ci-dessous sont mesurées sur des jeux de test tenus à l’écart de l’entraînement, et chacune porte sa méthode.
Étage 1. Le chiffre global ne dit presque rien. La classe négative étant trois fois plus nombreuse, un classifieur qui prédirait toujours « non-photo » atteindrait déjà 0,7547exactitudejeu de testExactitude d’un classifieur qui n’apprend rien : 0,7547 exactitude (jeu de test, n = 6111). d’exactitude ; le modèle atteint 0,7766exactitudejeu de testSur cent images, soixante-dix-huit sont classées du bon côté. À comparer aux soixante-quinze qu’obtiendrait un modèle qui répondrait toujours « non-photo » : le gain réel est de trois points., deux points au-dessus. L’AUC, 0,8892AUCjeu de testSe lit de 0,5 à 1 : 0,5 c’est le hasard, 1 c’est parfait. À 0,89, le trieur met presque toujours une photographie devant une non-photographie quand on lui présente les deux., établit qu’il a réellement appris quelque chose. Mais c’est en décomposant les erreurs par type de non-photographie que la tâche se révèle.
Elle réunit quatre tâches de difficulté sans commune mesure. Les textes scannés et les dessins sont séparés sans une seule erreur, soit 0% d’erreurjeu de testTaux d’erreur sur les textes scannés : 0 % d’erreur (jeu de test, n = 1500).. Les schémas posent une difficulté modérée. Les peintures, elles, sont classées « photographie » dans 0,796taux d’erreurjeu de testTaux d’erreur sur les peintures, avant correction ciblée : 0,796 taux d’erreur (jeu de test, n = 1500). des cas, avec une confiance moyenne de 0,63probabilitéjeu de testProbabilité « photo » moyenne attribuée aux peintures : 0,63 probabilité (jeu de test, n = 1500). : le modèle ne se trompe pas dans le doute, il se trompe avec assurance. La métrique binaire globale est donc une moyenne entre un problème trivial et un problème non résolu, et elle masque les deux. Ce que ce classifieur sait faire, c’est écarter du texte ; ce qu’il ne sait pas faire, c’est distinguer une photographie d’une peinture.
Aucune référence publiée ne réunit les trois caractéristiques de cette tâche : classe négative hétérogène, entraînement sans transfert, déséquilibre de trois pour un. Les travaux sur photographie contre peinture rapportent bien mieux, 95,7 % d’exactitude (ResNet50 affiné)(Scientific Reports, 2026, non comparable)95,7 % d’exactitude (ResNet50 affiné) · Scientific Reports, 2026 · Classification binaire photographie contre peinture, deux classes homogènes, jeu Kaggle dont la taille n’a pas pu être vérifiée. · pré-entraîné · comparable : non, Classe négative homogène, uniquement des peintures, là où la nôtre mélange peintures, schémas, dessins et textes ; et dorsale pré- entraînée sur ImageNet là où notre réseau part de zéro. par exemple, mais opposent deux classes homogènes et partent d’une dorsale pré-entraînée (référence méthodologique, pas un chiffre unique(Kornblith, Shlens et Le, 2019, non comparable)référence méthodologique, pas un chiffre unique · Kornblith, Shlens et Le, 2019 · Étude générale du transfert depuis ImageNet vers douze jeux de classification d’images. · sans objet · comparable : non, Ne porte pas sur notre tâche. Citée pour établir que le transfert surpasse l’entraînement de zéro, ce qui justifie de ne pas comparer les deux régimes.). Le plancher trivial reste donc la seule référence solide.
Étage 2. Ici aussi le chiffre seul ne suffit pas, et deux planchers l’encadrent. L’image bruitée sans traitement est à 12,0125dBjeu de testPoint de départ : à 12 décibels, l’image bruitée est méconnaissable. C’est la barre que tout traitement doit dépasser.. Un filtre médian, sans le moindre apprentissage, atteint 18,22dBjeu de testCe qu’atteint un filtre classique de trois lignes, sans rien apprendre. Un modèle entraîné qui ne ferait pas mieux ne servirait à rien. : c’est la barre qu’un modèle appris doit franchir pour justifier son existence. Le modèle retenu atteint 24,428dBjeu de testÉchelle en décibels : en dessous de 15 l’image est méconnaissable, autour de 20 elle redevient lisible, au-delà de 30 l’œil ne voit plus de bruit. Le débruiteur fait passer l’image de 12 à 24. et 0,6769SSIMjeu de testSe lit de 0 à 1 : 0 la structure est perdue, 1 l’image est identique à l’originale. Le bruit la fait tomber à 0,14, le débruiteur la remonte à 0,68. de similarité structurelle.
Un troisième point de comparaison est plus parlant que les deux autres : un auto-encodeur à couches denses, testé au même protocole, plafonne à 13,42dBjeu de testPSNR d’un auto-encodeur dense : 13,42 dB (jeu de test, n = 148)., sous le filtre médian, avec 686 fois plus de paramètres que le modèle convolutif finalement retenu. Sur cette tâche, la convolution n’est pas un raffinement, c’est une condition. Le jeu de test ne compte cependant que cent quarante-huit images, sans intervalle de confiance estimé.
Étage 3 - le résultat de la page. Le légendage atteint 0,2291BLEU-4jeu de testSe lit de 0 à 1, mais personne n’approche de 1 : deux humains qui décrivent la même photo n’emploient pas les mêmes mots. Au-dessus de 0,22 c’est bon, et cette famille de modèles plafonne vers 0,24. et 0,6003CIDErjeu de testSe lit de 0 à environ 1,2 sur ce jeu de données. Au-dessus de 0,5, les légendes produites emploient les mots que les humains ont jugés importants pour décrire l’image. sur quatre mille images de COCO val2017, un jeu que le modèle n’a jamais vu. La recherche en faisceau apporte un gain net sur le décodage glouton, qui plafonne à 0,1867BLEU-4jeu de testBLEU-4 du légendage, décodage glouton : 0,1867 BLEU-4 (jeu de test, n = 4000)..
Ce chiffre a besoin de son repère, sans quoi il ne veut rien dire : la famille d’architecture retenue, un encodeur convolutif gelé suivi d’un décodeur récurrent à attention, plafonne en pratique à 0,24BLEU-4jeu de testLe meilleur score publié pour cette famille d’architecture. Le modèle du projet en est à un cheveu, ce qui veut dire que le progrès ne viendrait plus de réglages mais d’un changement d’architecture. sur ce jeu. Le modèle est donc à quelques millièmes de ce que son architecture permet, et ce qui l’en sépare tient au choix d’architecture, pas au réglage.
La démo montre la chaîne entière à l’œuvre sur douze images libres, sans sélection.
Là où elle s’effondre
Le modèle s’effondre hors de sa distribution d’entraînement, et la démo le montre. Sur cinq images de sujets absents des catégories COCO, 5sur 5 imagesjeu de testLégendes fausses hors distribution d’entraînement : 5 sur 5 images (jeu de test, n = 5). sont fausses. Le mode d’échec est précis : le modèle rabat toute scène inconnue sur la scène COCO la plus proche. Sur 3sur 5 imagesjeu de testImages sans personne décrites comme en contenant : 3 sur 5 images (jeu de test, n = 5)., il décrit des personnes alors qu’aucune n’en contient : le désert devient une plage, une aurore boréale un groupe de personnes, une peinture un rassemblement au bord de l’eau.
Cinq images ne constituent pas un jeu d’évaluation. C’est une illustration du mode d’échec, pas une mesure de taux d’erreur.
L’étage 1 plafonne la chaîne, et le F1 le masquait. Le rappel sur la classe photo est de 0,8746rappeljeu de testVraies photographies que le trieur laisse passer : 0,8746 rappel (jeu de test, n = 1499). pour une précision de seulement 0,5269précisionjeu de testPrécision sur la classe photo : 0,5269 précision (jeu de test, n = 1499). : le portail attrape la plupart des photographies mais laisse passer presque autant de non-photographies. Or l’étage 1 est un portail, pas un filtre correctif : les 12,5%jeu de testPhotographies rejetées à tort par le portail : 12,5 % (jeu de test, n = 1499). de photographies rejetées à tort ne sont ni débruitées ni décrites, aucun mécanisme en aval ne les signale, et le rappel de l’étage 1 plafonne donc mécaniquement ce que l’étage 3 peut traiter, quelle que soit sa qualité.
La correction ciblée a échangé du rappel contre de la précision, dans le mauvais sens. Le hard negative mining a fait passer l’erreur sur les peintures de 0,796taux d’erreurjeu de testTaux d’erreur sur les peintures, avant correction ciblée : 0,796 taux d’erreur (jeu de test, n = 1500). à 0,647taux d’erreurjeu de testTaux d’erreur sur les peintures, après correction ciblée : 0,647 taux d’erreur (jeu de test, n = 1500)., mais l’erreur sur les photographies de 0,046taux d’erreurjeu de testPhotographies rejetées à tort, avant correction ciblée : 0,046 taux d’erreur (jeu de test, n = 1499). à 0,125taux d’erreurjeu de testPhotographies rejetées à tort, après correction ciblée : 0,125 taux d’erreur (jeu de test, n = 1499)., et l’AUC a légèrement baissé, de 0,8908AUCjeu de testAUC avant correction ciblée : 0,8908 AUC (jeu de test, n = 6111). à sa valeur finale. Sur un portail, ces deux mouvements ne se compensent pas : une peinture acceptée à tort reçoit une légende inutile, une photographie rejetée à tort disparaît. Le gain a été mesuré sur la métrique binaire, pas sur l’objectif de la chaîne.
Le coût d’inférence exclut le temps réel. Une légende demande 5 126msproductionGénération d’une légende sur processeur : 5 126 ms (production, n = 12). sur processeur, plus 643msproductionExtraction des caractéristiques sur processeur : 643 ms (production, n = 12). d’extraction des caractéristiques. La démo est donc servie en statique : le résultat est identique, calculé une fois.
Les réglages du faisceau ont été choisis sur la validation, pas sur le test. Le protocole est correct, mais la sélection reste un choix humain, pas un réglage automatique vérifiable par un tiers.
Le jeu de données d’origine n’est pas redistribuable, ce qui interdit à quiconque de rejouer l’entraînement à l’identique. Les images de la démo ont dû être remplacées par des images sous licence libre pour cette raison.
Si je recommençais
J’évaluerais hors distribution dès le départ, pas à la fin. Le résultat qui m’apprend le plus sur ce modèle n’est aucune des métriques de test. C’est la démo. Toutes les mesures du projet ont été faites sur des jeux tirés de la même distribution que l’entraînement, et elles disent uniquement comment le modèle se comporte sur ce qu’il connaît.
Un jeu de contrôle hors distribution, même de quelques dizaines d’images constitué à la main, aurait tenu en une demi-journée et aurait été le chiffre le plus informatif du projet. Il n’existait pas, et c’est une omission de méthode, pas un manque de temps.
Je mesurerais la chaîne complète, pas chaque étage isolément. La chaîne est bien déroulée de bout en bout sur le jeu réel, et on y voit l’étage 1 écarter les non-photographies, mais c’est une démonstration, pas une mesure. Aucun chiffre ne dit ce que le tri et le débruitage apportent à la qualité finale de la description, alors que c’est la seule question qui justifie l’architecture en cascade. Deux décisions en ont souffert : l’arbitrage sur le débruitage, tranché sur un critère de coût faute de pouvoir l’être sur son effet réel, et surtout la correction ciblée de l’étage 1, optimisée sur une métrique binaire qui ignore que le rappel plafonne tout l’aval.
Je partirais d’un encodeur de tri pré-entraîné. Entraîner l’étage 1 de zéro était un choix pédagogique défendable ; c’est aussi la raison la plus probable de l’objectif manqué. Le transfert depuis un modèle existant aurait coûté moins cher et rendu plus.
Preuves
arbitrage documentéCinq architectures de débruitage comparées à protocole égal ; l’auto- encodeur convolutif est retenu à 1,39 dB sous le U-Net, pour un coût d’entraînement et d’inférence nettement inférieur.arbitrage documentéPost-traitement de netteté testé après débruitage, puis abandonné : il dégrade le PSNR au lieu de l’améliorer.contrainte tenueDétecteur de bruit sans apprentissage, seuil calibré au démarrage : il repère toutes les images bruitées du jeu de test, au prix d’une image propre sur vingt envoyée au débruitage sans raison.artefact reproductibleGraines fixées et variables de déterminisme posées avant l’import du framework, environnement de développement conteneurisé avec accès GPU.artefact reproductibleDémo statique rejouable : douze images libres passées dans le modèle entraîné, résultat intégral publié sans sélection.Chiffres et méthode
36 chiffres et la façon dont chacun a été mesuré
- Modèles d’IA entraînés, enchaînés en une seule chaîne
- 3modèlesproductionUne image entre, trois IA se la passent : trier, nettoyer, puis écrire la phrase qui la décrit.Les trois livrables du projet : un classifieur qui trie photo ou non, un débruiteur qui répare, un légendeur qui décrit. La sortie de chacun conditionne l’entrée du suivant, et la chaîne complète tourne dans la démo.
- Modèles entraînés et départagés pour choisir les trois retenus
- 30modèles comparésproductionDerrière les trois modèles retenus, une trentaine d’autres ont été entraînés et départagés au même protocole avant d’être écartés.Décompte cellule par cellule dans les trois notebooks : neuf classifieurs au tableau du livrable 1, vingt débruiteurs au livrable 2 (architectures, profondeurs, augmentations, graines), un légendeur au livrable 3. S’y ajoutent quatre pré-entraînements d’auto-encodeurs, soit trente-quatre entraînements en tout.
- Images bruitées repérées par le détecteur avant réparation
- 100%jeu de testAvant de réparer, la chaîne vérifie : aucune image bruitée du jeu de test ne passe entre les mailles.Mesuré au calibrage du seuil dans le livrable 3 : sur les images de test, toutes les versions bruitées passent du bon côté du seuil, et 95 % des images propres restent du leur.Il détecte le bruit, pas le flou : une image floue serait jugée nette. Et 5 % des images propres, très texturées, partent au débruitage à tort.
- Exactitude du tri photo / non-photo
- 0,7766exactitudejeu de testSur cent images, soixante-dix-huit sont classées du bon côté. À comparer aux soixante-quinze qu’obtiendrait un modèle qui répondrait toujours « non-photo » : le gain réel est de trois points.Split stratifié 70/15/15 sur 40 736 images (28 515 entraînement, 6 110 validation, 6 111 test). CNN entraîné de zéro, évalué une fois sur le jeu de test, jamais rouvert ensuite.À lire contre le plancher trivial : un classifieur qui prédirait toujours « non-photo » atteindrait déjà 0,7547 sur ce jeu. L’exactitude n’est donc pas la métrique à retenir ici.
- Aptitude du trieur à mettre les photos devant, notée de 0 à 1
- 0,8892AUCjeu de testSe lit de 0,5 à 1 : 0,5 c’est le hasard, 1 c’est parfait. À 0,89, le trieur met presque toujours une photographie devant une non-photographie quand on lui présente les deux.Aire sous la courbe ROC sur le même jeu de test que l’exactitude, split stratifié 70/15/15.
- Exactitude d’un classifieur qui n’apprend rien
- 0,7547exactitudejeu de test · calculéProportion de la classe majoritaire dans le jeu de test : 4 612 non- photos sur 6 111 images. C’est le score qu’atteindrait un modèle prédisant toujours « non-photo ». Le découpage étant stratifié, la proportion est identique dans les trois sous-ensembles.Un tel modèle a une AUC de 0,5 et un F1 nul sur la classe photo : il n’attrape aucune photographie.
- F1 sur la classe photo
- 0,6576F1jeu de testF1 calculé sur la seule classe « photo », qui compte 1 499 images sur les 6 111 du jeu de test. C’est la classe que la chaîne doit attraper.Un F1 à ce niveau annonce une perte réelle de photographies en aval de la chaîne, et de fausses acceptations de non-photos.
- Vraies photographies que le trieur laisse passer
- 0,8746rappeljeu de test · calculéDérivé exactement des chiffres publiés par le notebook, soit exactitude 0,7766 et F1 0,6576 sur 6 111 images dont 1 499 photos. La matrice de confusion en nombres entiers n’admet qu’une seule solution compatible : 1 311 photos retrouvées, 188 manquées.Le notebook ne publie pas cette valeur directement : elle est reconstruite, pas relevée. La dérivation est exacte, mais elle dépend des arrondis à quatre décimales des deux chiffres publiés.
- Précision sur la classe photo
- 0,5269précisionjeu de test · calculéDérivée de la même matrice de confusion que le rappel : 1 311 photos correctement identifiées sur 2 488 images classées « photo ».À peine mieux qu’un tirage au sort : 1 177 non-photos franchissent le portail. Le F1 de 0,6576 masque entièrement cette asymétrie.
- Photographies rejetées à tort par le portail
- 12,5%jeu de test · calculé188 photographies sur 1 499 sont classées « non-photo » et n’entrent donc jamais dans la chaîne. Dérivé de la même matrice de confusion.Aucun mécanisme en aval ne signale ces pertes : elles sont silencieuses.
- Taux d’erreur sur les textes scannés
- 0% d’erreurjeu de testErreurs du classifieur binaire segmentées par classe d’origine de la négative. Aucun des 1 500 textes scannés n’est pris pour une photographie. Même résultat sur les 211 dessins.
- Taux d’erreur sur les peintures, avant correction ciblée
- 0,796taux d’erreurjeu de testPart des 1 500 peintures classées « photo » par le meilleur modèle binaire avant hard negative mining. La probabilité moyenne attribuée à la classe photo sur ces images est de 0,630 : le modèle se trompe avec assurance.C’est cette sous-population qui porte la quasi-totalité des erreurs ; la métrique binaire globale la masque entièrement.
- Probabilité « photo » moyenne attribuée aux peintures
- 0,63probabilitéjeu de testProbabilité moyenne de la classe photo assignée aux 1 500 peintures du jeu de test par le meilleur modèle binaire avant correction ciblée.Au-dessus du seuil de décision : le modèle ne se trompe pas dans le doute, il se trompe avec assurance.
- Taux d’erreur sur les peintures, après correction ciblée
- 0,647taux d’erreurjeu de testMême mesure après un cycle de hard negative mining pondérant les exemples mal classés du train, dont 84,7 % étaient des peintures.
- Photographies rejetées à tort, avant correction ciblée
- 0,046taux d’erreurjeu de testPart des 1 499 photographies classées « non-photo » avant hard negative mining, soit un rappel de 0,954 sur la classe photo.
- Photographies rejetées à tort, après correction ciblée
- 0,125taux d’erreurjeu de testMême mesure après hard negative mining. Le taux d’erreur sur la classe photo est multiplié par 2,7, et c’est le prix payé pour le gain sur les peintures.Sur un portail, cette dégradation n’est pas symétrique de l’amélioration : une photographie rejetée disparaît de la chaîne, une peinture acceptée reçoit seulement une légende inutile.
- AUC avant correction ciblée
- 0,8908AUCjeu de testAUC du meilleur modèle binaire avant hard negative mining, même jeu de test. Le hard negative mining la fait légèrement baisser.
- Erreur de calibration après temperature scaling
- 0,0902ECEjeu de testExpected Calibration Error après ajustement d’un scalaire de température sur les logits. Température optimale trouvée : 1,024, soit quasiment l’identité. ECE avant : 0,0906.Le gain est de 0,0004, c’est-à-dire nul en pratique. L’étape établit que le modèle était déjà à peu près calibré, pas qu’elle l’a amélioré.
- Qualité de l’image après débruitage, en décibels
- 24,428dBjeu de testÉchelle en décibels : en dessous de 15 l’image est méconnaissable, autour de 20 elle redevient lisible, au-delà de 30 l’œil ne voit plus de bruit. Le débruiteur fait passer l’image de 12 à 24.Auto-encodeur convolutif, bruit gaussien d’écart-type 0,3 ajouté aux images propres, PSNR moyen calculé sur le jeu de test.Jeu de test de 148 images seulement : l’intervalle de confiance autour de cette valeur n’a pas été estimé.
- PSNR de l’image bruitée, sans traitement
- 12,0125dBjeu de testPoint de départ : à 12 décibels, l’image bruitée est méconnaissable. C’est la barre que tout traitement doit dépasser.Même protocole et même jeu que la mesure débruitée, mais mesuré sur l’image bruitée telle quelle. Sert de référence basse.
- PSNR du filtre médian, sans apprentissage
- 18,22dBjeu de testCe qu’atteint un filtre classique de trois lignes, sans rien apprendre. Un modèle entraîné qui ne ferait pas mieux ne servirait à rien.Filtre médian 3×3 appliqué à l’image bruitée, sans aucun apprentissage ni paramètre ajusté. Convention du domaine : un modèle appris qui ne bat pas ce plancher n’apporte rien.
- PSNR d’un auto-encodeur dense
- 13,42dBjeu de testAuto-encodeur à couches denses, 77 254 208 paramètres, même protocole d’entraînement que les autres candidats.Sous le filtre médian malgré 686 fois plus de paramètres que le modèle convolutif retenu : la démonstration que la convolution n’est pas un raffinement mais une nécessité pour cette tâche.
- Bruit de mesure entre graines
- 0,04dBjeu de validationÉcart-type du PSNR de validation obtenu en ré-entraînant le même modèle avec trois graines différentes. Établit le seuil en deçà duquel deux résultats ne se distinguent pas.
- Taille du modèle de débruitage retenu
- 112 579paramètresproductionNombre de paramètres entraînables de l’auto-encodeur convolutif final, pour un temps d’inférence de 0,65 ms par image.
- Écart de PSNR entre le modèle retenu et le meilleur
- 1,39dBjeu de testDifférence de PSNR entre l’auto-encodeur convolutif retenu et le U-Net, comparés à protocole égal : même jeu de test, même bruit, même budget d’entraînement. Le U-Net est meilleur ; le modèle retenu est en dessous.Le U-Net compte environ deux fois plus de paramètres ; l’écart de qualité se paie en coût d’entraînement et d’inférence.
- Structure de l’image retrouvée après débruitage, de 0 à 1
- 0,6769SSIMjeu de testSe lit de 0 à 1 : 0 la structure est perdue, 1 l’image est identique à l’originale. Le bruit la fait tomber à 0,14, le débruiteur la remonte à 0,68.Similarité structurelle moyenne sur le jeu de test, même protocole que la mesure de PSNR.Mesuré sur 148 images seulement, sans intervalle de confiance estimé.
- Légendes écrites par des humains, lues à l’entraînement
- 616,8 klégendesjeu d’entraînementPour apprendre à décrire une image, le modèle a lu plus de six cent mille phrases écrites par des humains sur cent dix-huit mille photos. C’est ce volume qui lui donne son vocabulaire et sa façon de tourner une phrase.Décompte du corpus d’entraînement chargé pour le légendage : la totalité du jeu COCO 2017, soit 118 287 photographies décrites chacune par cinq personnes différentes.C’est un volume d’entraînement, pas un résultat : il dit ce que le modèle a lu, jamais ce qu’il vaut. Ce sont les scores mesurés sur des images jamais vues qui le disent, et ils sont plus bas sur cette page.
- Suites de quatre mots communes avec les légendes humaines
- 0,2291BLEU-4jeu de testSe lit de 0 à 1, mais personne n’approche de 1 : deux humains qui décrivent la même photo n’emploient pas les mêmes mots. Au-dessus de 0,22 c’est bon, et cette famille de modèles plafonne vers 0,24.Recherche en faisceau de largeur 5, pénalité de longueur 0,8, interdiction de répéter un trigramme. Évalué sur 4 000 images de COCO val2017 contre leurs cinq légendes de référence.La largeur du faisceau et la pénalité de longueur ont été réglées sur la validation, pas sur le test, mais le protocole de sélection reste mon choix, pas un réglage automatique qu’un tiers pourrait vérifier.
- Plafond pratique de cette famille d’architecture
- 0,24BLEU-4jeu de test · calculéLe meilleur score publié pour cette famille d’architecture. Le modèle du projet en est à un cheveu, ce qui veut dire que le progrès ne viendrait plus de réglages mais d’un changement d’architecture.Repère de lecture consigné dans le notebook du livrable : le meilleur BLEU-4 qu’atteint la famille d’architecture retenue, encodeur convolutif gelé suivi d’un décodeur récurrent à attention, sur le jeu COCO complet et après un entraînement long. Il vient de la littérature fondatrice de cette famille, pas d’une mesure faite ici.Ordre de grandeur, pas une valeur exacte : les publications ne rapportent pas toutes le même protocole d’évaluation, et certaines multiplient l’échelle par cent.
- Ressemblance des légendes produites avec celles écrites par des humains
- 0,6003CIDErjeu de testSe lit de 0 à environ 1,2 sur ce jeu de données. Au-dessus de 0,5, les légendes produites emploient les mots que les humains ont jugés importants pour décrire l’image.Même protocole et même jeu que le BLEU-4 : faisceau de largeur 5 sur 4 000 images de COCO val2017.
- BLEU-4 du légendage, décodage glouton
- 0,1867BLEU-4jeu de testDécodage glouton, même jeu et mêmes références que la mesure en faisceau. Sert de point de comparaison pour isoler l’apport du faisceau.
- Perte de validation retenue
- 2,6375pertejeu de validationLe chiffre qui a servi d’arbitre pour arrêter l’entraînement au bon moment : plus il est bas, mieux le modèle devine le mot suivant sur des images qu’il n’a jamais vues.Meilleure époque retenue par arrêt anticipé, sur la perte de validation. Entraînement sur COCO 2017 complet.Métrique de validation, pas un résultat : elle a servi à choisir l’époque, elle ne mesure pas la qualité finale.
- Légendes fausses hors distribution d’entraînement
- 5sur 5 imagesjeu de testCinq images libres de sujets absents des catégories COCO, passées une fois dans le modèle, sans sélection. Verdict établi par comparaison visuelle entre l’image et la légende produite. Trois de ces images ont été remplacées le 2026-08-25 : les précédentes étaient visuellement ambiguës, et la difficulté venait de l’image plutôt que de l’absence du sujet dans COCO. Le chou romanesco a quitté ce lot le même jour : broccoli est une catégorie COCO, le sujet n’était donc pas hors distribution.Cinq images ne sont pas un jeu d’évaluation : c’est une illustration du mode d’échec, pas une mesure de taux d’erreur.
- Images sans personne décrites comme en contenant
- 3sur 5 imagesjeu de testComptage, sur les cinq images hors distribution, des légendes mentionnant des personnes alors qu’aucune n’en contient. Le compte est inchangé après le remplacement de trois images : la nouvelle aurore produit elle aussi une hallucination de personnes.
- Génération d’une légende sur processeur
- 5 126msproductionMoyenne sur les douze images de la démo, une exécution, TensorFlow 2.20 sur processeur seul, recherche en faisceau de largeur 5. Chronométrage autour de la seule génération, extraction des caractéristiques exclue.Une seconde exécution a donné 4 560 ms, soit environ 12 % d’écart : la valeur dépend de la charge de la machine et n’a pas été moyennée sur plusieurs exécutions.
- Extraction des caractéristiques sur processeur
- 643msproductionMoyenne sur les douze images de la démo, une exécution. Passage avant d’InceptionV3 sur une image redimensionnée en 299 × 299, processeur seul.
Références externes
5 résultats publiés par des tiers
Résultats publiés par des tiers. La colonne « comparable » dit si la référence porte sur la même tâche et le même régime d’entraînement : une référence voisine mais différente ne se compare pas.
- Visual perception based deep learning transformers for classifying paintings and photographs through feature extractionNon comparable · Classe négative homogène, uniquement des peintures, là où la nôtre mélange peintures, schémas, dessins et textes ; et dorsale pré- entraînée sur ImageNet là où notre réseau part de zéro.
- Paintings vs Photos Classification Using Deep LearningNon comparable · Texte intégral inaccessible : le chiffre provient d’un résumé de moteur de recherche et le régime d’entraînement n’a pas pu être établi. Non comparable, et à ne pas traiter comme une référence solide.
- Compare the performance of the models in art classificationNon comparable · Tâche différente : identifier un artiste ou un style, pas séparer photo et non-photo. Retenue pour une seule raison : elle compare explicitement le pré-entraînement et l’entraînement de zéro sur des images d’art.
- Do Better ImageNet Models Transfer Better?Non comparable · Ne porte pas sur notre tâche. Citée pour établir que le transfert surpasse l’entraînement de zéro, ce qui justifie de ne pas comparer les deux régimes.
- A Comparative Study of Custom CNNs, Pre-trained Models, and Transfer Learning Across Multiple Visual DatasetsNon comparable · Jeux et tâches sans rapport avec le tri photo / non-photo. Citée pour le régime d’entraînement, le seul point commun.